Les 20 ans de la chute du mur de BERLIN

20ansdelachutedumur.jpgTout le monde en parle, pourtant qui de nous se souvient vraiment ? Cette année là, c'est plus qu'un mur qui tombait, c'est une page de l'histoire qui se tournait. Etait-ce inexorable ? L'Europe était-elle née ? Où l'Europe nous conduit-elle aujourd'hui ? La volonté des peuples allemands de l'époque était-elle tournée vers la grande Europe ? L'Europe pourra-t-elle répondre aux grands enjeux mondiaux ? L'Europe va-t-elle sacrifier les spécificités locales et tuer des professions pour le grand profit ? Telles sont les questions que nous sommes tous amenés à nous poser et qu'il faudra poser demain matin, à LYON III, salle MALRAUX, dans le cadre d'une conférence autour du 20° anniversaire de la chute du mur de BERLIN, en présence de Françoise GROSSETETE député européen et chef de liste UMP pour les prochaines élections régionales en Rhône-Alpes.



Conseil municipal du 8 octobre 2009: Le dit et le non dit

Se tenait, jeudi 8 octobre, l'avant dernier conseil municipal 2009 en présence de la presque totalité des conseillers municipaux, en tout cas au début puisque un nombre non négligeable de ceux de la majorité disparurent avant la fin de celui-ci.

Une des premières communications était consacrée par Mme BEGAG, l'adjointe à l'éducation, au bilan de la rentrée scolaire 2009-2010, selon elle très positif. A grands renforts de chiffres, minutieusement choisis pour leur éloquence calculée mais manquant singulièrement de signification, et malgré d'anciens discours sur les menaces que fait peser la politique nationale d'Education sur les écoles publiques, Mme BEGAG était contrainte de démontrer que les écoles publiques brondillantes sont en bonne santé. Ces écoles, que beaucoup prédisaient en danger, y compris l'écrasante majorité municipale, ont pourtant réussi globalement à maintenir leurs effectifs. La réforme de la carte scolaire n'a pas fait fuir les parents vers le privé, au contraire. Aujourd'hui ceux-ci ont le choix de l'établissement. C'est ainsi que le lycée Tony GARNIER perd près de 8% de ses effectifs, tandis que le collège Pablo PICASSO, à l'inverse, en gagne autant. Globalement pas de fuite vers le privé, en tout cas pas cette année.

Nous le constatons une nouvelle fois, loin d'être désertée, l'école publique de la nation a encore de beaux jours devant elle. Les cris alarmistes des socialistes pour répandre la peur dans la population sont contredits par la réalité. Les réformes de ce gouvernement et voulues par notre président sont faites pour les français. Elles tentent de favoriser l'excellence dans le cursus scolaire laïque, n'en déplaisent aux forcenés du nivellement par le bas. Toutefois, les pratiques de certains maires socialistes pour relayer les lobbies syndicaux ont été mises en lumière lors des dernières grèves des enseignants. En feignant de ne pas pouvoir mettre en place le service minimum, comme elles le font aujourd'hui en refusant de régler les forfaits de scolarité aux familles plaçant leurs enfants dans les écoles privées, comme la loi CARLE votée en décembre 2008 les y oblige, des maires socialistes peu scrupuleux se mettent hors la loi.

Arrêtons-là ce triste constat et revenons à ce conseil municipal. 2 des délibérations suivantes nous invitaient à autoriser la commune à transférer à la COURLY les compétences Tourisme et Haltes Fluviales. Etonnons-nous de cette bien curieuse démarche quand on sait que BRON ne dispose d'aucun accès direct aux fleuves rhodaniens. Heureusement, les explications techniques fournies nous ont permis de comprendre la nécessité d'un accord concordant de toutes les communes afin d'entériner les transferts de charge. Le groupe UMP auquel j'appartiens a toujours accueilli favorablement la mutualisation des ressources et des compétences au détriment des nombreuses structures individuelles que sont les petites communes. C'est une question de performance mais aussi de réduction des coûts pour la collectivité. Nous sommes heureux de constater que Mme la Maire y souscrit, et soutenons ardemment le transfert de charges vers la communauté urbaine de LYON. Il ne reste qu'à se demander quelle aurait été sa posture si la COURLY était gérée par une majorité de droite. Je connais la réponse !

S'ensuivait, quelques délibérations plus loin, le vote du budget supplémentaire pour l'année 2009. Je rappelle qu'un budget supplémentaire est un ajustement et souvent un report de certaines dépenses par rapport au budget primitif. Notre groupe avait voté contre ce dernier, nous ne pouvions qu'être contre l'additif. Pas assez d'investissement, des charges de fonctionnement trop lourdes, trop de frilosité en matière de soutien de l'économie, trop d'épargne, bref un cocktail de médiocrité à contre courant de l'impulsion donnée par la politique gouvernementale. Nous ne pouvions dire que NON, vous l'avez compris. Le plus attristant dans cette délibération fut d'entendre une nouvelle fois la litanie sur l'état payeur qui ne paye pas. Cette attitude me rappelle trop celle d'actualité qui consiste à demander des droits sans devoirs en contrepartie. Là où la commune engouffre des budgets colossaux dans la culture, elle ne peux ni investir ni innover dans l'économie locale. C'est bien le drame, en particulier pour le chômage brondillant qui a augmenté en 2008 de 55% par rapport à l'année 2007. Certes la commune n'est pas seule responsable, mais elle y contribue.

Poursuivons encore. Avant d'évoquer le bilan de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) suite à l'audit effectué dans notre commune, signalons le legs de 5000 euros d'une citoyenne américaine pour entretenir une concession perpétuelle au cimetière communal. Pardonnez-moi madame de sourire respectueusement, tant cette nouvelle m'évoque le célèbre héritage de la vieille tante d'Amérique. Je ne le croyais plus possible de nos jours, je me trompais.

Examinons maintenant le rapport d'observations définitives remis cet été par la CRC à Mme GUILLEMOT.

1er indicateur passablement favorable: Celui de la rigidité, indicateur qui exprime le rapport entre les charges structurelles, comme les charges de personnel et l'annuité de la dette, et les recettes de fonctionnement. Le rapport montre que cet indicateur à BRON n'est que très légèrement inférieur au seuil au delà duquel une collectivité se trouve en tension financière, autrement dit, si nous n'y sommes pas encore, nous y serons bientôt.

Autre indicateur intéressant venant contredire les trop fréquentes attaques de Mme GUILLEMOT contre le désengagement de l'état: La Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) allouée par l'état, seconde source de financement de la collectivité après les recettes fiscales. Celle-ci progresse de 3,5% par an. Certains diront que c'est trop peu, mais, vous en conviendrez, c'est mieux que les quelques 8% d'augmentation des impôts locaux à BRON.

Toujours dans le registre de la compensation de l'état, cette fois au niveau de la taxe professionnelle perçue par la COURLY. Notez que BRON bénéficie annuellement d'une attribution de près de 8,7 M€, c'est presque 4% de plus qu'en 2003.

Autre constat de la CRC venant corroborer celui que j'avais fait lors du vote du budget 2009. BRON est une ville frileuse manquant singulièrement d'ambition, mais je me répète. Sa volonté de réduire à tout prix sa dette l'a conduit à TRES fortement augmenter en 2007 ses dépenses d'équipements. Pour ne pas pénaliser les générations futures, ces dépenses, rendues obligatoires par la véstusté, ont été multipliées par 2 en 2007. Chers concitoyens, ne nous étonnons pas de payer si cher l'addition d'une gestion vieillissante et peu adaptée.

Plus inquiétant si l'on en juge la question des emplois à BRON. Certains postes créés de façon permanente “auraient été réservés à des contractuels” et ainsi “ne répondent pas … aux exigences définies par la loi du 26 janvier 1984 …”. De même BRON a “fait appel exclusivement à des agents non titulaires pour des actions concernant la politique de la ville, dont le mode de financement est contractuel”… “Le fondement juridique de tels recrutements apparaît sujet à caution.” Les incessantes attaques des socialistes contre la politique de l'emploi du gouvernement, jugée trop en faveur du patronat, prennent à BRON des allures de carnaval burlesque tant ce qui est fait est loin de correspondre à ce qui est dit. Qui plus est, créer des emplois pérennes grèverait encore plus les charges de fonctionnement, déjà lourdement accablées. Le serpent se mord la queue.

Quant à l'indicateur de sécurité publique, jugez plutôt la position de Mme GUILLEMOT: “La commune estime qu'il n'appartient pas au maire de définir une politique globale de la sécurité qui est une compétence régalienne de l'état”. Outre le fait que cette position coïncide parfaitement au schéma vertical Etat Souverain - Collectivités Locales, tant prôné par Mme la maire et si peu ambitieux, elle nous fait prendre conscience que la sécurité à BRON est abandonnée par nos édiles. Il suffit de le constater dans certains quartiers par l'absence chronique des forces locales, par l'absence de mesures préventives ou dissuasives, mais aussi par les chiffres (+6,4% de faits commis en 2008/2007, +56,6% d'incendies de véhicules, +43,7% d'atteintes volontaires à l'intégrité physique). NON, Mme la maire, tout n'appartient pas à l'état en matière de sécurité publique. Vous portez une grande responsabilité dans l'effort de dissuasion de la violence et de la délinquance. Cette police de proximité, c'est à vous de l'assurer. Vous parlez de cohésion sociale, n'oubliez pas que la sanction est nécessaire au maintien de celle-ci. Vous avez la mission de renforcement de l'action des policiers, la protection des habitants et la protection des lieux et biens publics. Qu'attendez-vous pour tout mettre en oeuvre pour y parvenir ?

12 policiers municipaux pour une population de 40000 habitants, c'est 1 policier pour près de 3500 habitants. Allez-vous continuer à ignorer vos devoirs ?

Voilà résumés quelques points épinglés par la CRC et qui démontrent que BRON est loin d'être une ville exemplaire, à la fois en objectifs qu'elle se fixe, et en résultats. 

Une gestion passive, des budgets mal répartis et peu convaincants, un renforcement de la dépendance vis à vis de l'état, tels sont quelques constats édifiants. Mme GUILLEMOT, avec moins d'argent venant d'en haut, pourquoi poursuivre vos projets culturels pharaoniques ? Vous dénoncez une situation dans laquelle vous vous efforcez de vous maintenir. Tel est votre paradoxe.

Chez concitoyens, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes est public et consultable en mairie, renseignez-vous !



Votation citoyenne, une consultation sans valeur juridique

Le collectif national de mobilisation contre la privatisation de La Poste organise, jusqu'au 3 octobre, des “votations citoyennes afin d’interpeller l’opinion et d’établir un rapport de force”. Ce collectif, qui regroupe une soixantaine d’organisations (syndicats, partis politiques, associations de consommateurs, associations issues de la société civile), appelle à voter contre “le projet gouvernemental de changement de statut de La Poste pour la privatiser”. Les votations seront organisées localement par des relais des organisations participant au collectif, voire par des conseils municipaux. Cette consultation n’aura aucune valeur juridique. Par ailleurs, la question posée est la suivante : “Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ?”. Or le changement de statut n’a pas pour objectif de privatiser La Poste. Il vise à augmenter le capital de l’entreprise pour lui permettre de se développer. Ce projet ne remettra pas en cause la présence de La Poste sur les territoires et assurera l’avenir du service public.

1. Cette consultation n’aura aucune valeur juridique

La procédure de convocation d’un référendum d’initiative populaire n’existant pas à ce jour, il ne s’agit donc pas d’une procédure officielle, mais d’un vote symbolique :

- La loi organique précisant les modalités d’organisation des référendums d’initiative populaire rendus possibles, au niveau national, par la dernière révision constitutionnelle n’ayant pas encore été votée, cette consultation n’aura aucune valeur juridique. 

- Certes, les communes ont la possibilité d’organiser des référendums locaux mais les questions posées doivent relever de leur compétence, ce qui n’est pas le cas du statut de La Poste qui relève de la compétence de l’Etat.

Conscients de l’absence de valeur juridique de la consultation, les organisateurs insistent sur le caractère symbolique de la consultation, tablant sur l’impact qu’aurait un niveau élevé de participation. Mais les modalités d’organisation de ces votations ne garantissent absolument pas la fiabilité et la sincérité des résultats : elles prévoient que la consultation peut durer plusieurs jours et la possibilité d’utiliser des urnes aussi bien que de voter par correspondance, sans aucun contrôle des votants. De plus, elles ne respectent pas le principe de neutralité du vote, celui-ci devant être organisé dans des lieux neutres et exempts de messages politiques. 

Enfin, ces votations ne peuvent en aucune manière bénéficier des moyens matériels, logistiques et financiers des collectivités territoriales, dans la mesure où il ne s’agit pas d’une procédure officielle.

2. La question posée ne correspond pas au projet de loi

Les citoyens sont appelés à répondre par oui ou par non à la question suivante : “Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes vous d’accord avec ce projet ?”. La question en elle-même est inexacte et biaisée à plusieurs titres :

- Le changement de statut n’a pas pour objectif de privatiser La Poste Au contraire, le caractère public de l’entreprise est totalement maintenu : La Poste restera une entreprise publique, et son capital ne sera détenu que par l’Etat et des acteurs publics. L’augmentation de capital qui sera réalisée au profit de La Poste sera souscrite par l’Etat et la Caisse des dépôts et Consignations. Le ministre chargé de l’industrie, Christian Estrosi, s’est engagé ce que le capital de La Poste reste détenu à 100 % par des personnes publiques. La garantie du maintien du statut public de La Poste pourra faire l'objet d'un amendement approprié qui pourrait, par exemple, garantir que seule la CDC, et non la CDC en lien avec des partenaires privés, est autorisé à entrer au capital du Groupe.

De  plus, le projet de loi prévoit que La Poste se voit attribuer la qualité d’opérateur  du service universel du courrier et du colis pour une période de 15 ans, ce qui en fait un service public national au sens de la Constitution. Il n’y a donc pas de privatisation possible de La Poste, sauf changer la Constitution.

- Le changement de statut de La Poste ne remettra pas en cause sa présence sur le territoire et assurera l’avenir du service public. Les obligations de La Poste au titre de ses quatre missions de service public seront intégralement maintenues et désormais inscrites dans un article unique. Ces missions et obligations de service public restent les suivantes :

● Service universel du courrier : collecte et distribution 6 jours sur 7 sur l’ensemble du territoire, avec une bonne qualité de service, à des conditions abordables et selon des tarifs péréqués pour les envois égrenés ;

● Transport et de la distribution de la presse ;

● Présence postale territoriale : les critères d’accessibilité au réseau de points de contact au titre de la norme d’aménagement du territoire prévoient qu’ “au moins 90 % de la population de chaque département est à moins de 5 km d’un point de contact et moins de 20 mn en voiture d’un point de contact de La Poste”;

● Accessibilité bancaire : La Banque Postale exerce une mission de service public  consistant à ouvrir un Livret A à toute personne qui en fait la demande et à assurer gratuitement les opérations de domiciliation, de dépôt et de retrait.

S’agissant plus particulièrement de la mission d'aménagement du territoire de La Poste, elle sera préservé par le maintien des 17 000 points de contact sur le territoire, nombre qui pourrait même être inscrit dans la loi, ainsi que par l'attribution à cette mission d'un financement approprié

- Le changement de statut de La Poste vise à augmenter le capital de l’entreprise pour augmenter ses marges de manoeuvre, se développer, se moderniser et améliorer la qualité de son service et de ses missions de service public. La Poste sera totalement en concurrence au 1er janvier 2011. A cette ouverture du marché s’ajoute un mouvement de forte diminution des volumes du courrier. Face à cette situation, le président de La Poste a souhaité obtenir les moyens financiers nécessaires pour s’adapter à cette nouvelle donne sans remettre en cause l’identité et le coeur même du métier de La Poste. Celle-ci a en effet besoin de 2,7 milliards d'euros pour faire face dans les années à venir à l'ouverture à la concurrence du secteur, aux évolutions de son métier courrier, renforcer les relais de croissance dont elle dispose dans les activités bancaires (La Banque Postale) et colis-express (GeoPost), et moderniser l’Enseigne.

L'entreprise ne peut accroître son endettement, qui atteint déjà six milliards d'euros, ni demander aux seules finances de l'Etat de lui fournir les ressources nécessaires, l'option la plus appropriée et souhaitée par l'entreprise elle-même est celle d'une augmentation de capital, souscrite à la fois par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et par l'Etat. Or les textes applicables interdisent à la CDC de souscrire à une augmentation de capital d'un établissement public. Il est donc nécessaire de modifier le statut de La Poste pour lui permettre de réaliser celle-ci.

- Il ne s’agit pas à l’origine d’une proposition du gouvernement mais de La Poste elle-même. Conscient des risques du statu quo, le président a proposé au gouvernement d’augmenter le capital de l’entreprise pour lui permettre de faire face aux nouveaux défis auxquels elle est confrontée. Le gouvernement a confié à la commission Ailleret, composée de parlementaires, de syndicalistes, de représentants des usagers, d’experts, de représentants de l’Etat et de représentants de La Poste la mission d’”évaluer l’impact sur La Poste du contexte concurrentiel propre à chacun de ses métiers en France et en Europe, identifier ses forces et faiblesses dans la perspective de l’ouverture complète à la concurrence au 1er janvier 2011 et d’examiner le projet de transformation en SA accompagné d’une augmentation de capital présenté par La Poste et les différentes options envisageables pour le développement de La Poste et les besoins financiers pour y parvenir”. Son rapport a validé le projet de La Poste et a proposé la transformation de La Poste en société anonyme suivie d’une augmentation de capital. 



La burqa ou le niqab réveilleront-t-ils André GERIN ?

agerin.jpgJe crains que non, malheureusement !

Député communiste de la 14° circonscription du Rhône, ex-maire de la commune de Venissieux, très certainement élu grâce aux suffrages nombreux des populations vivant en concentration communautaire, André GERIN vient d'hériter de la lourde mais oh combien nécessaire mission parlementaire chargée d'enquêter sur les conditions du port du voile intégral dans les lieux publics.

Avant d'évoquer ma pensée sur le sujet et sur la récupération politique qu'en fait Mr GERIN , je voulais juste m'indigner sur une méthode employée par cet édile que je juge peu républicaine.

Etant moi-même élu, je reçois de nombreux documents papier dans ma boîte aux lettres municipale, certains utiles, beaucoup inutiles. Ce gaspillage forcené, anachronique en ces temps de prise de conscience des dégâts écologiques, est un paradoxe et une gabegie financière. Cette avalanche de prospectus montre combien la mairie de Bron est loin d'être un modèle écologiste. Nous sommes littéralement et quotidiennement inondés de plaquettes hautement colorées sur papier glacé, vantant telle ou telle inauguration, fête locale ou associative. Cette atteinte évidente à l'équilibre environnemental, elle même pollution de l'information, est très largement pratiquée par d'autres communes, y compris par celles qui, comme Bron, tentent de prendre en marche le train de l'écologie.

Mais aux innombrables documents propres à notre commune, s'ajoutent de temps en temps ceux de Mr GERIN, sous le couvert de l'Assemblée Nationale, et plus proches d'une propagande vieillissante que d'une information générale positive. Je sais cette pratique courante. Elle ne me choque pas outre mesure, à partir du moment où les documents envoyés par la personnalité politique s'adressent à ses électeurs ou ses militants. Pourtant je ne suis ni électeur de Mr GERIN, puisque il est élu de la 14° circonscription, ni militant communiste. Peu importe que ces magnifiques plaquettes émanent d'un éminent et fervent communiste, toute la splendide calligraphie comme au temps de la gloire stalinienne nous le rappelle, mais cela est plus gênant qu'elles soient produites et postées à grande échelle.

En signalant cette pratique que je juge peu républicaine, y voyant un détournement habile des fonds publics, je ne veux pas faire le procès d'un homme aux convictions marquées que je respecte pour ses engagements. Pour cette fois, j'aurai volontiers accepté m'instruire du contenu des travaux de la mission parlementaire, car la burqa et sa forme arabique le niqab sont pour moi un sujet préoccupant, malheureusement la dernière lettre d'information reçue est plus “polémiqueuse” que rassembleuse.

En effet, après avoir succinctement présenté la forme et l'objectif de la mission parlementaire, le propos tourne très vite au pamphlet de la société capitaliste, mêlant pseudo culture républicaine, modèle social et convictions intimes: du communisme pur jus, comme Mr GERIN sait si bien nous faire revivre.

Quand à la burqa, le sujet central de la commission dont la présidence lui a été confiée, que nous dit-il de plus que toutes les idées et sentiments déjà largement répandus, comme indignation, atteinte au droits fondamentaux, laïcité menacée, exclusions, échecs de l'intégration, … A part faire l'apologie de l'insurrection civique, ou re-préciser les décisions de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) prises en septembre 2008, qu'attend-il pour nous parler des solutions pressenties par la commission ?

Mes convictions rejoignent celles de bon nombre de nos concitoyens, musulmans ou non d'ailleurs. Bien que cette recrudescence des signes ostentatoires ne fasse pas l'unanimité dans la communauté pratiquante musulmane, la pratique de l'Islam est de plus en plus visible et semble prendre le pas sur la vie civile. Et c'est bien de cela dont je suis le plus gêné. Pratiquer une religion, croire en la spiritualité de l'âme, tels sont quelques uns des fondamentaux espoirs des êtres humains. Mais confondre vie laïque et vie spirituelle en le revendiquant et en l'affichant si fortement dépasse le seuil de mon acceptation. Je crains pour notre équilibre social et je crains pour le devenir de la religion catholique qui n'a pas dans ses gênes les mêmes forces prosélytiques.

Nous devons être extrêmement ferme et vigilant sur le respect de la loi, au risque sinon de voir s'amplifier le phénomène. Il ne faut pas en avoir peur, il ne faut pas reculer devant nos responsabilités.



La bioéthique et l’humanité !

bioethique2.jpgMercredi 14 octobre à 20h se tiendra au Goeth Institut (18 rue François Dauphin, 69002 LYON) une conférence débat sur la place de la bioéthique face aux enjeux de l'humanité. Vaste question certes, mais néanmoins obligatoire puisque l'essence même du sujet.

A l'aube de la prochaine révision de la loi sur la biotéhique, où le contenu même de celle-ci est ignorée de bon nombre, ce moment d'échanges devrait permettre de mieux cerner le rôle de la bioéthique dans le devenir de l'humanité. Ne pas aborder de tels débats en laissant nos scientifiques jouer les professeurs Nimbus serait laisser l'avenir du genre humain à d'hasardeuses et trop légères hypothèses.

Organisée par le bureau fédéral du Parti Chrétien-Démocrate du Rhône, cette conférence accueillera des personnalités reconnues des domaines scientifique, philosophique et juridique. Le député UMP du Rhône, Michel HAVARD, sera également de la soirée.

Un conseil, venez !



Ce que je pense du bilan 2008 des comptes de la commune de BRON

Ce soir s'est déroulé le conseil municipal de la ville de BRON et son cortège de mesures prises sans réelle opposition quantitative, puisque nous sommes que 6 sans compter la conseillère élue des verts, ancienne co-listière de la majorité actuelle dont les habituelles interventions se terminent inexorablement par un vote peu ou prou favorable.

Sans réelle opposition, je ne le dirais pas concernant les idées débattues, en particulier ce soir puisque nous étions amenés à débattre d'un bilan financier, on ne peut plus contestable. Alors que notre président pratique une ouverture politique large au delà des clivages gauche-droite, le conseil municipal à BRON, quant à lui, est à l'inverse un champ de bataille, bien marqué par une ligne de fracture idéologique. Dommage !

Voici ci-dessous le texte de mon intervention.

Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers,  Que dire de ce compte 2008 et de votre gestion des finances de la ville que vous nous demandez d’approuver et de considérer comme normale, alors qu’une collectivité locale est plus tenue à l’investissement et la rigueur qu’au remboursement de sa dette et à la constitution du bas de laine.Au fond rien de plus que ce que nous avions déjà constaté et dit lors du précédent vote de début d’année et qui se voit confirmé à la lecture de ce bilan. Qu’avions nous dit et que disons nous encore ?Cela se résume en 2 points. Des investissements en chute libre et un budget de fonctionnement toujours en hausse. Ajoutez à cela de futurs impôts ascensionnels, vous obtenez le spectre d’une gestion vieillissante manquant singulièrement d’ambition, mais je me répète.

Pourtant la crise qui touche nos concitoyens nous impose, certes de la rigueur, mais bien davantage la consolidation d’une stratégie d’anticipation. La relance économique n’est pas, Mme le Maire, à la seule charge de l’état, mais de plus en plus à celle des collectivités territoriales. Malheureusement certaines d’entre elles, par idéologie, perpétuent le trop ancien schéma descendant « Etat-Communes ».

Aujourd’hui, comme toujours d’ailleurs mais bien plus encore qu’hier, pour préparer l’avenir il convient d’investir. Ne parlons pas que d’investissement dans la culture et sa vitrine, mais plutôt dans des leviers capables de soutenir la relance.  Pourquoi, par exemple, consacrer si peu pour aider à l’installation des entreprises, pourquoi ne pas soutenir pleinement les secteurs à fort potentiel de développement, on parle aujourd’hui du boom de l’environnement, de la génétique, pourquoi à tout prix construire sans retenir le tissu des petits commerces, pourquoi pas plus développer le soutien aux jeunes entrepreneurs ? Croyez-moi, Mme le Maire, il y a bien des talents dans notre commune.

Vous voulez faire de BRON une ville de logements sociaux si je juge certaines décisions (cf délibération 09-302). Pourquoi pas, bien qu’il faille de ce côté-là être très prudent, mais faut-il vous en donner les moyens plutôt qu’attendre la manne de l’état ? Pour soutenir une telle politique, il faut de l’argent, n’est-ce pas ? Pour en gagner il faut investir, n’est-ce pas ? Au lieu de cela vous affichez -33%  de dépenses d’investissement (cf page 3 du document) par rapport à 2007. Vous n’allez pas dans le bon sens, et notre rôle est de vous mettre en garde contre cette dérive.

Cependant anticiper et soutenir la relance en investissant n’est pas, bien entendu, la seule action à mener. Il convient aussi de maitriser ses dépenses. Malheureusement l’examen de votre bilan ne nous rassure pas.

Vos dépenses de fonctionnement augmentent de plus de 3% par rapport à 2007, y compris et surtout le poste des charges de personnel qui représente à lui seul plus de 50% des dépenses. Autre exemple, celui de la culture. C’est un exemple parmi d’autres, mais symptomatique d’une vision décalée de la réalité immédiate. Représentant à peu près 10% des dépenses totales, il ne cesse d’augmenter. Pour 2008, c’est presque 5%. Est-ce bien raisonnable, n’est-ce pas ignorer la crise ? Vous avez critiqué la gestion de l’état face à celle-là, pourtant c’est bien lui qui au gré de très nombreuses subventions vous nourrit et indirectement, vous permet la réalisation d’extravagants projets. 

A tout cela, Mme GUILLEMOT, vous imposez aux Brondillants une hausse spectaculaire de près de 8% de leurs impôts, vous doublez les recettes de redevance à caractère sportif, j’ai bien dit doublé, à l’opposé vous exonérez les clubs locaux de la taxe sur toute manifestation sportive.

Vous reconnaîtrez que nous ne pouvons pas considérer votre gestion des finances comme saine. Vous l’avez compris, nous votons « CONTRE » la reconnaissance d’un bon bilan que nous jugeons inadapté et irresponsable. Le bas de laine n’a jamais fait avancer l’économie. 



La Parti Chrétien-Démocrate, c’est fait !

Depuis ce samedi 20 juin 2009, officiellement et unanimement est né le Parti Chrétien-Démocrate, exit le Forum des Républicains Sociaux. C'était à l'occasion du conseil national du Forum, j'y étais et j'ai cautionné.

Pourquoi me direz-vous, pourquoi cautionner l'usage d'une référence religieuse dans un courant politique ? C'est probablement la question que tout un chacun se posera et ma réponse risque fort de décevoir, tant elle ne justifie pas l'appellation mais le sens. En effet la revendication du vocable Chrétien ne rend pas ce parti confessionnel mais est simplement la traduction des origines socio-culturelles de ses adhérents, européens catholiques et français humanistes.

Alors pourquoi le nier, pourquoi le cacher ? Rien n'est plus frustrant de se reconnaître derrière une pensée que de la taire. Pourquoi devrions-nous cacher ce qui est l'essence même de notre vie, alors que celle-ci est message de paix, de raison et d'espérance. Au lieu de cela, tout en ne cessant, ces dernières années, d'accueillir sur notre sol des religions différentes, souvent pacifistes, parfois moins, par souci de justice, nous avons rangé dans nos tiroirs les signes ostentatoires de notre religion pour éviter une trop grande propagation des leurs. Nous taisons nos croyances, nous nions notre culture, nous effaçons nos emblèmes. C'est pourtant ces idéaux tant combattus qui ont fait la France. C'est au travers de signes communs et de coutumes profondément encrées que sont rassurées les nouvelles générations.

Mais là n'est pas la seule raison pour laquelle j'ai dit OUI à la demande de Christine BOUTIN. Selon moi, 2 raisons m'y ont conduit.

La 1ère porte plus sur le sens que laissait transparaître le terme ancien. Pour moi, un forum est avant tout un espace de discussion, rarement un espace de décision, ce n'est pas non plus un organe politique structuré, défendant une stratégie. Républicains Sociaux ensuite. Qu'est-ce qu'un républicain social ? Vous conviendrez que derrière cette expression se cachent bon nombre d'interprétations possibles. Je préférais à l'énoncé de mon appartenance au Forum parler de mouvement politique fondé sur l'humanisme, preuve que j'en n'avais pas assimilé le sens.

La seconde raison, induite de la 1ère, est la volonté d'affirmer et d'accréditer une tradition politique déjà partagée en Europe par les allemands et les italiens, celle de réunir en une même entité chrétiens et démocrates. Chrétiens, parce ce sont nos origines doublement millénaires, démocrates parce que rien ne peut être aussi fort en politique. Je n'en ferais pas une bannière à croisade, mais en tant que Français mêlant vie intime et vie tournée vers l'extérieur, je ne peux me résoudre à ignorer l'une ou l'autre.

Lors du conseil national du FRS, devrais-je dire du Parti Chrétien-Démocrate, était invité Xavier BERTRAND, le secrétaire national du Mouvement Populaire. Je rappelle que le PCD, comme l'était avant lui le FRS, est un des partis fondateurs de l'UMP. En tant que tel, appartenir au PCD est synonyme d'appartenance à l'UMP. Nous attendions donc avec impatience et curiosité le message du n°1 de l'UMP, et nous fûmes agréablement surpris, tant celui-ci est allé dans le sens de l'union et de la franchise. Union, parce que chacun poussera dans le même sens, avec la même volonté. Franchise, parce que cette union impose à l'un et à l'autre des actes de confiance et des marques de franchise. Nous étions rassurés !!!

Petit détail grammatical avant de vous livrer le discours de clôture de Christine BOUTIN lors du conseil national. Le trait d'union entre Chrétien et Démocrate a été volontairement ajouté pour renforcer la force des 2 valeurs inspiratrices. Les lier revenait à les rendre solidaires, simple bon sens mais fallait-il le souligner…

DISCOURS de Christine BOUTIN

Chers amis,

Jusqu’à maintenant en France, nous pouvions être :

* communiste et français,
* nouveau et du centre ;
* nouveau et anticapitaliste ;
* en mouvement et populaire ;
* en mouvement et démocrate ;
* en mouvement et pour la France…

Nous pouvons désormais être chrétien et démocrate !

Cette bonne nouvelle me semble profondément en phase avec ce qu’est la France.
Rappelez vous.
Pour certains, la France est la fille aînée de l’Eglise ;
Pour d’autres, elle est la mère des droits de l’Homme.

Je ne suis pas femme à opposer la fille et la mère. Je suis plutôt pour souligner ce qui rassemble. Je préfère toujours la médiation à la tension. Cette médiation, dans notre dénomination est représentée par le trait d’union qui fait le lien entre chrétien et démocrate.

Oui ! en France il est possible d’être porteurs de valeurs qui découlent d’une longue tradition spirituelle sans s’opposer à la démocratie. Les deux se complètent, s’additionnent, se renforcent.

Qui sommes nous en vérité ?
Nous sommes des Français, forts de nos valeurs, mais attachés aux débats, à la confrontation des idées, à la recherche de synthèse.
Nous sommes des Français, forts de nos valeurs, mais attachés à la règle majoritaire même si, nous n’accepterons jamais certains compromis qui touchent à la dignité de la personne humaine.
Sur bien des questions, la volonté de « rendre possible ce qui est nécessaire » nous poussera à chercher avec d’autres ce qui est le meilleur compromis.
Mais, sur d’autres questions, cette exigence de clarté nous fera refuser les compromis trop faciles. Nous serons toujours hors des alliances si elles sont incohérentes. Nous serons toujours hors des pactes s’ils doivent être des reniements. Nous serons hors des négociations s’il s’agit de points non négociables. Après tout, lorsque l’on est démocrate, ont doit aussi savoir refuser ce qui est anti-démocratique… et il est anti-démocratique de dire qu’un homme n’est pas un homme ou qu’un être humain peut être transformé en esclave, en matériau, en objet ou en variable d’ajustement économique.

Pendant longtemps, nos convictions communes étaient largement partagées : que l’on soit croyant ou non, que l’on appartienne à une tradition spirituelle ou pas, que l’on soit croyant ou pas… nous partagions tous le même socle de valeurs essentielles et l’on peut dire que, d’une certaine manière, les hussards noirs de la République partageaient la même idée de l’homme que les saints qui ont fait la France.

La donne actuelle est à la fois identique et très différente de cette réalité. Identique parce que l’attachement à des valeurs dépasse les appartenances spirituelles. Parce que le souci de défendre l’homme n’est pas la propriété d’un camp, d’une école de pensée ou d’une église. C’est d’ailleurs pourquoi le PCD n’est pas et ne sera pas un parti confessionnel.

Mais la donne est aussi très différente parce que nous sommes dans une période de grande mutation et de grande confusion. Je ne vais pas rentrer ici dans une appréciation de cette situation mais il est important d’en tirer quelques conclusions :

•    lorsque les repères s’estompent, il est plus que jamais nécessaire de dire clairement les principes et la philosophie sur lesquels on se base. Il est donc de notre responsabilité de montrer que nos choix se fondent, non sur l’audimat, la recherche du plus facile ou la mode du moment mais que nous nous appuyons sur une longue tradition qui n’est pas étrangère à ce que nous sommes ;

•    face aux enjeux du XXIè siècle qui sont de taille, tant sur le plan économique que scientifique ou éthique, la référence à une vision de l’homme et à des valeurs claires est à la fois une posture d’alerte et un point de ralliement. Nous devons alerter les français sur l’importance des enjeux et nous devons rassembler le plus grand nombre sur les combats à mener.

Par exemple la crise actuelle. Certains pensent qu’elle est seulement financière ou économique. Mais cela est une analyse beaucoup trop rapide. Parce que, pendant trop longtemps, nous n’avons pas voulu défendre nos convictions. Parce que nous avons cédé devant le culte de la « main invisible » ; parce que nous avons cédé devant le chacun pour soi, nous avons laissé la main à ceux qui pensent que la vie en société n’est qu’une compétition où seul le résultat compte.

Aujourd’hui, notre pays comme le monde attendent des changements profonds. Ces changements ne pourront pas découler du « laisser-faire / laisser aller ». Ils ne pourront pas découler du primat laissé à la concurrence entre les choix individuels.

Si nous croyons, si nous aimons la France, si nous croyons en l’idée d’une humanité fraternelle, si nous voulons que la liberté rythme avec la responsabilité et la justice, nous devons redonner des bases à nos propositions.

Je ne citerai que quatre exemples :

•    La question européenne. Les Français ont tourné la page du rêve d’une fédération qui supprimerait les nations. Ils ne croient pas non plus que nous puissions nous limiter au blocage d’un souverainisme impossible à 27 ou à la tristesse d’une union qui ne serait qu’un grand marché.
Nous devons remettre de l’humain dans nos ambitions européennes. Nous devons remettre des valeurs et de la culture dans l’identité européenne. Et sur ce sujet, je me réjouis de remarquer l’importance de l’évolution du projet politique de l’UMP sur ces questions. Pour nous, qui avons voté Non au référendum, pour reprendre des principes maintenant repris, c’est le signe que l’on doit s’exprimer et que l’on peut faire bouger les postures.

•   Sur les questions économiques et sociales. Le Président de la République joue un rôle majeur. Je me réjouis de voir que c’est la France qui impulse les réflexions les plus profondes, celles qui permettent d’aller au fond des choses. Avec le G20, avec le chantier sur le partage des profits, avec la réflexion sur les jeunes ou avec la commission qui rendra prochainement ses conclusions sur la mesure de la performance économique et du progrès social… nous sommes dans un moment charnière pour sortir des doctrines virtuelles et poser les bases d’un monde centré sur le réel et les hommes.
Soyez-en certains, le Parti Chrétien-Démocrate sera source de propositions sur l’ensemble de ces sujets.
La aussi, au fond de ces questions, se pose la question de la place de l’homme. Le PCD a vocation à être le point de ralliement de tous les humanistes audacieux et exigeants.

•    Sur les questions éthiques. Je crois pouvoir dire que le FRS a longtemps fait sa spécialité de ces questions majeures. Je tiens à vous confirmer que le Parti Chrétien-Démocrate ne sera pas un parti tiède. Au contraire, nous ambitionnons d’être
le Parti au Cœur des Débats
le Parti Contre les Démissions éthiques
le Parti de la Croissance Durable
tant il est vrai qu’il n’y a pas de durabilité si l’on ne donne pas la priorité à ce qui renforce les plus fragiles et les plus petits.
J’ai eu l’occasion d’alerter l’opinion et la majorité sur la légèreté avec laquelle le statut du beau-parent me semblait avancer. J’ai noté avec satisfaction l’importance des soutiens, la bonne réceptivité de Xavier Bertrand à nos remarques et la qualité du choix de celui qui doit mener la suite de la réflexion. Jean Léonetti n’est pas un choix neutre. C’est un humaniste, membre du Parti Radical, averti de ces sujets et de ces enjeux. Il saura mener le débat avec responsabilité et… nous serons là aussi. Je suis très heureuse de le savoir à l’œuvre.
Sur la bioéthique, tous savent que nous sommes prêts, présents et actifs. J’ai vu avec satisfaction que le projet de mères porteuses provoquait des prises de paroles nouvelles. Je crois pouvoir dire que nous ne sommes pas seuls. Mais je veux surtout vous convaincre tous ici, du moins ceux qui ne le seraient pas encore…, que si nous sommes engagés, si nous sommes convaincants… nous pourrons aussi rassembler une majorité autour de nos valeurs ! Les rapprochements qui déjà se manifestent auprès de nous en sont la meilleure preuve.

•    Sur la question spirituelle enfin. Il n’est pas coutumier d’aborder comme cela les débats politiques. Et pourtant,  il existe bien une question spirituelle au cœur de notre pacte républicain. Prenons l’exemple de l’actualité, celui de la burqa. Dans notre société post-moderne, nous voici confrontés à un vrai paradoxe. D’un côté, l’habitude des pantalons taille basse et des strings qui dépassent, l’habitude des corps dénudés dans nos publicités… nous voilà face à des femmes cachées qui dissimulent leur regard et leur visage !

L’individualisme effréné dans lequel nous sommes aujourd’hui devrait nous laisser de marbre devant cela. La femme qui porte une burqa, ou celle qui porte un string ne me gêne pas dans ma propre volonté… laissons donc chacun faire comme il veut. Mais voilà, cet individualisme démocratique nous conduit à des extrémismes difficilement acceptables. Ces femmes qui portent la burqa sont elles libres, soumises, enfermées dans une religion opprimante ?
C’est pourquoi, je suis pleinement favorable à la création d’une commission parlementaire pour trouver les réponses à ces questions. Mais ne nous y trompons pas ! Vraisemblablement, certaines femmes vivent cette situation comme un esclavage et un emprisonnement, d’autres l’assument et le souhaitent. Certaines disent même vivre cela comme une libération.  Notre société de consommation peut elle être refusée ? Certaines de ces femmes nous disent aussi ne pas être de notre monde. Dans une société de transparence, certaines font le choix de ne plus avoir corps sur la place publique. Certaines font le choix de ne donner aucun visage aux personnes qu’elles croisent.
Nous devons voir aussi que ce choix est aussi une violence et que cette violence peut être aussi en lien avec le vide qui marque encore trop souvent notre culture et notre  temps.
Pourquoi cela nous choque-t-il tant ? mais parce qu’au cœur de nos valeurs résident la tradition millénaire de la théologie de l’incarnation, toute une philosophie du visage et une culture qui manifeste que la rencontre avec l’autre permet aussi d’expérimenter ce qui en l’autre nous ouvre sur l’absolu.
C’est donc une crise culturelle et spirituelle que provoque la burqa. La dimension d’ordre public dans ce choix tragique de sortir du monde et de s’exclure de l’échange humain, vient de cet héritage. Et, je vous le dis, nous ne trouverons pas de solution satisfaisante par quelques pauvres adaptations juridiques. Le Parti Chrétien-Démocrate sera présent sur ce débat, pour qu’il ait lieu en profondeur et pour qu’il débouche sur des conclusions en profondeur.

Comme vous le voyez les chantiers sont immenses. Je crois que notre appartenance à la majorité présidentielle peut nous permettre d’être un parti qui compte dans la vie politique française parce qu’il apporte sans fard son identité.

Chers amis,
Je suis heureuse de vous dire aujourd’hui que le FRS a réussi sa mutation. Vous étiez membres du parti de Christine Boutin, vous êtes maintenant cadres du Parti Chrétien-Démocrate.
Forts d’une histoire pleine de richesses, nous allons participer avec nos valeurs à la création de ce  monde nouveau qui s’ouvre en ce début de 21è siécle;
Forts d’une mobilisation plus lisible, nous allons rassembler de nouveaux militants et de nouveaux élus.
Nous serons le trait d’union pour que les Français reprennent goût à l’espérance et se créent un avenir.



Quel avenir pour La Poste ?

La Poste n'est plus une administration depuis bien longtemps, le saviez-vous ?

Pourtant, l'état lui impose le SERVICE PUBLIC, qu'elle rend avec la plus grande détermination et la meilleure conscience. Toutefois son statut d’établissement public est aujourd’hui un frein car il ne lui permet pas de disposer des capitaux nécessaires à sa modernisation.

Ces dernières années, La Poste a accompli des efforts considérables de modernisation et d’amélioration de sa performance, dans l’ensemble de ses activités, tout en assurant les missions de service public que l’Etat lui a confiées. Dans un contexte marqué par l’ouverture totale à la concurrence et la baisse de l’activité économique, les ressources financières de La Poste, principalement générées par l’activité Courrier, ne suffisent plus pour assurer la modernisation de l’entreprise, poursuivre le développement de ses métiers et répondre aux nouvelles attentes de ses clients. Ce diagnostic a été confirmé par la Commission Ailleret, qui a auditionné à l’automne les spécialistes du secteur postal. Cette situation est d’autant plus problématique que les principales Postes en Europe se sont donné les moyens de poursuivre leur développement en se transformant en sociétés anonymes et ont pu s’assurer ainsi la levée de capitaux importants.

Le changement de statut de La Poste est une étape nécessaire pour son développement et pour la garantie d’un service public pérenne et performant au service de ses clients

Le changement de statut est un moyen nécessaire pour permettre à La Poste d’augmenter ses fonds propres et rendre ainsi possible la poursuite de son développement. Ces nouveaux capitaux contribueront à apporter aux clients des services innovants répondant à leurs attentes et, au pays, un service public performant et pérenne. Le statut actuel de La Poste (établissement public) ne lui donne pas de capital social et la prive donc de la possibilité d’augmenter ce capital pour financer sa croissance. La Poste aurait pu recourir à l’emprunt mais sa situation financière ne lui permet pas de le faire sans hypothéquer l’avenir. Aujourd’hui, en effet, La Poste présente une dette de 5,7 milliards d’euros représentant 3 fois l’excédent brut d’exploitation. (Si c’était un ménage elle aurait une dette représentant 3 fois ses revenus annuels). L’augmentation de capital est donc la seule solution pour assurer le développement de l’entreprise, mais pour avoir un capital social, il faut au préalable qu’elle soit transformée en société anonyme.

La Poste société anonyme sera détenue par l’Etat et n’entrera pas en bourse

Toutes les postes en Europe se sont organisées depuis plusieurs années pour assurer leur développement dans les années à venir. Elles se sont transformées en société et dans certains cas ont ouvert leur capital à des investisseurs privés. En France, nous sommes opposés à cette conception. C’est pourquoi le gouvernement a choisi de faire appel aux fonds publics pour constituer le capital de La Poste et ainsi préserver ses valeurs, ses savoir-faire et son potentiel économique. La transformation de La Poste en société anonyme prévoit que son capital social sera entièrement détenu par l’Etat et par la Caisse des Dépôts et Consignations. L’introduction de La Poste en bourse est totalement écartée.

La Poste restera un groupe unitaire au service de ses clients

En se dotant d’un capital social, La Poste se donne les moyens de rester maître d’œuvre de sa stratégie, de demeurer un Groupe unitaire, cohérent et de garder le contrôle de toutes ses activités. L’augmentation de son capital va lui permettre de disposer des moyens nécessaires pour : 

  • devenir un groupe de services multimétiers/multicanaux au profit de tous ses clients, particuliers et entreprises
  • développer sa  croissance en France et à l’étranger et ainsi contribuer au développement de ses clients sur le territoire et à l’international.

Les principaux bénéfices pour les clients :

  • une offre Courrier enrichie et intégrant encore davantage Internet
  • le développement de nouveaux services à valeur ajoutée
  • la poursuite de la modernisation de l’outil industriel pour un courrier toujours plus fiable en termes de délais et de sécurité
  • un accompagnement croissant des entreprises à l’international pour leur communication courrier

Les missions de service public de La Poste seront maintenues.

Le changement de statut de La Poste en société anonyme n’aura aucune conséquence sur les missions de service public qui lui sont confiées par la Loi. Ces missions s’imposeront à La Poste SA, qui restera une entreprise publique, comme elles s’imposent aujourd’hui à La Poste, établissement public. Les 4 grandes missions de service public (accessibilité bancaire, transport et distribution de la presse, aménagement du territoire, service universel du Courrier et du Colis) rendues par La Poste à ses clients seront toutes maintenues et bénéficieront d’un cadre d’exécution et de financement pérenne.

Le service universel du courrier sera confié à La Poste

La Poste se verra confier la mise en œuvre du service universel du courrier pour une période de15 ans qui pourra être renouvelée par la suite. Son financement sera assuré de façon efficace et pérenne. Tous les opérateurs Courrier bénéficiant d’une autorisation délivrée par l’ARCEP (l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) y contribueront en fonction de leur chiffre d’affaires. Pour nos clients, une Poste garante du service universel, c’est la garantie d’un Media Courrier efficace car collecté et distribué 6 jours sur 7 dans chacun des foyers du territoire.

Tout est mis en œuvre pour que le changement de statut de l’entreprise se déroule sans difficulté sociale

La transformation de La Poste en société anonyme n’aura aucune conséquence sur les statuts des postiers, qu’ils soient salariés ou fonctionnaires. Un vaste dispositif d’information et de communication avec les postiers et un dialogue social approfondi avec les organisations syndicales sont mis en œuvre sur ce sujet par la direction de l’entreprise depuis plus d’un an. Toutefois, en cas d’alerte sociale, tous les dispositifs de continuité de service seraient évidemment mis en œuvre car le courrier de nos clients est primordial à nos yeux. 



Exposition de Valérie EYMERIC

vebis.jpgValérie, notre co-conseillère municipale à BRON, s'expose.

Venez découvrir ses toiles d'une profondeur et d'une lumière toute particulières Envoutantes tant elles font appel au plus secret de votre intimité, elles sont le témoignage d'une sensibilité exquise et d'une volonté farouche et affirmée d'un artiste en grand devenir.

Valérie EYMERIC: Aux frontières de l'abstraction !



Le Forum est mort, vive le Parti Chrétien Démocrate !

Le FIGARO du 12 juin dernier interviewait Christine BOUTIN au lendemain des élections européennes, lui demandant d'expliquer les résultats de son mouvement ainsi que les raisons qui la poussent à demander à ses adhérents le changement de nom du FORUM des Républicains Sociaux par Parti Chrétien Démocrate.

Un petit rappel s'impose. Le FRS est créé en 2001 par Christine BOUTIN pour lui fournir la structure juridique indispensable à sa candidature aux élections présidentielles de 2002. Elle signe le 9 octobre 2002 un contrat d'association avec l'UMP, ce qui permet au jeune parti d'être présent dans les instances du 1er parti de France. Au sein de celui-ci, le FRS revendique la défense des valeurs humanistes qu'une politique trop libérale peine à satisfaire.

Pourquoi changer aujourd'hui de nom, remplaçant la notion de Forum par le libellé plus clair de Parti, le tout lié à un courant politique ancien en Europe, chargé de connotation religieuse ? Pour ma part, rien ne me choque tellement dans cette nouvelle appellation, à part peut-être sa trop visible référence à une croyance mystique bien loin des préoccupations politiques. Toutefois, pourquoi se cacher d'une telle appartenance, alors que c'est celle-là même qui anime bon nombre de nos idées ? Pourquoi ne pas clairement afficher l'essence même de nos convictions qui sont celles qui portent tant de messages de paix et d'équité entre les hommes ?

Pour autant, ne risque-t-on pas de creuser des failles déjà profondes dans les communautés religieuses ? C'est un risque dont on ne connait pas aujourd'hui le degré d'importance et qui de toute façon rapproche le religieux du laïque. Je n'ai rien contre, surtout quand le message véhiculé exige la justice sociale entre les hommes, justice qui défend le déshérité face à une société égoïste. Non je n'ai rien contre, à partir du moment où la frontière entre religion et laïcité n'est pas franchie. Car c'est la porte à bien d'autres excès, en particulier celui du réveil d'autres communautés, désireuses, elles aussi, de reconnaissance publique et politique.

Voyons donc ce que nous dit Christine BOUTIN.

LE FIGARO. - Aucun candidat du Forum des républicains sociaux n'a été élu dimanche. Comment réagissez-vous ? 

Christine BOUTIN. - Nos candidats n'étaient pas en position éligible mais leur présence était un signe d'unité. Certains ont de bonnes chances de siéger à Strasbourg dans les cinq ans. C'est notamment le cas de Xavier Lemoine, numéro cinq de la liste en Ile-de-France. Michel Barnier, qui conduisait la liste, vise un poste de commissaire. Il y aura à terme d'autres départs. 

Votre parti existe-t-il au sein de l'UMP ?

C'est grâce à l'unité de ses différentes composantes que l'UMP a pu afficher de très bons résultats. Le FRS a amené les voix des électeurs qui avaient voté non au référendum de 2005. Il va continuer à jouer l'unité. Mais je souhaite aussi que ce parti soit plus visible au sein de la majorité.

Comment peser ?

Le FRS compte 8 500 adhérents, c'est autant que les Verts ou le Nouveau Centre. Notre capacité d'influence est réelle, comme nous l'avons démontré sur des sujets majeurs : le statut du beau-parent et le repos dominical. Notre parti est engagé dans les débats sur la bioéthique, les mères porteuses et le partage de la richesse. Nous avons aussi enrichi le programme de l'UMP pour les européennes en faisant retenir la création d'une 21e commission consacrée à la lutte contre la précarité. Par ailleurs, je travaille avec des universitaires, des chefs d'entreprise et des experts pour faire des propositions sur la gouvernance des entreprises, le partage de la valeur ajoutée et la refondation du capitalisme. Je participe donc pleinement aux chantiers ouverts par le président. Mon ambition est d'élargir la majorité présidentielle en portant les valeurs chrétiennes. Pour toutes ces raisons, je fais mon «coming out» en transformant le «Forum des républicains sociaux » en «Parti chrétien-démocrate».

Pourquoi ce nom ?

Il nous permet d'avoir une identité plus forte et plus explicite. Il sera proposé aux adhérents le 20 juin lors de notre conseil national. À droite, beaucoup ont abandonné les valeurs chrétiennes. Philippe de Villiers a passé des alliances désastreuses depuis 1994 et se retrouve seul. François Bayrou a bradé ces valeurs au profit de son ego. C'est pour cette raison que j'ai quitté l'UDF en 2001. Le Nouveau Centre regroupe les élus issus de l'UDF. Pour ma part, je veux aller plus loin : pour intégrer cet électorat au sein de la majorité présidentielle, il faut porter haut et fort ces valeurs chrétiennes. Il ne suffit pas de préempter un électorat pour en représenter les valeurs !

Votre parti ne court-il pas le risque d'être un parti confessionnel ?

Nous porterons les valeurs chrétiennes, mais nous ne serons pas un parti confessionnel. C'est le cas de tous les partis chrétiens démocrates au monde.

Le remaniement approche et les rumeurs enflent sur votre départ… 

Je n'ai aucune inquiétude. Le président m'a fixé des objectifs et je les ai tenus. J'ai totalement confiance en sa décision. J'ai pu lire récemment que si l'Élysée a soutenu ma candidature pour la présidence du conseil général des Yvelines, c'est pour me remercier au prochain remaniement. Ces deux postes ne sont pas liés.